Vote où Crève !

Je tient à signaler que la plupart des propos qui vont suivre ont déjà été publié sur le blog d'Aristide, sur lequel j'ai à de nombreuses reprises fait part des mes considérations politique durant la campagne présidentielle...

Vous le sentiez venir, il est arrivé (le divin bambin) ; l'article politique légèrement approfondi (j'voudrais pas non plus saouler l'auditoire ; on verra les détails en commentaires...) de ma conception du suffrage universel concernant « l'investiture suprême » (en concurrence avec l'élection de la Nouvelle Star sur M6, et en attendant de pouvoir élire Dieu par SMS...), allons-y point par point, et le plus simplement possible (même si la plupart –voir l'intégralité- de mes lecteurs savent d'avance tout ce que je vais leur dire...)

[ Non, je ne suis pas un démocrate. ]

A- La Tyrannie de la majorité

La démocratie, tout du moins le suffrage universel, a pour objectif de permettre l'expression de l'opinion politique de chacun, et de laisser à la majorité la possibilité de décider de l'orientation politique du pays. Il ne s'agit donc ni plus ni moins que d'une tyrannie de la majorité – Pour reprendre l'expression d'Alexis de Tocqueville. Chacun d'entre nous dépends de la subjectivité d'une masse d'individus à l'égard de laquelle, pourtant, nous sommes généralement enclin à reconnaître qu'il ne s'agit que d'une belle bande de cons (enfin, la majorité d'entre eux quoi -on y revient)... On se rappellera que la majorité etait –largement- pour la peine de mort, ou encore qu'auparavant c'est par elle qu'Hitler a put connaître son ascension, pour ne citer que des exemples basiques.
Ainsi, non seulement la majorité est parfaitement faillible, elle est de plus parfaitement influençable : Toutes les études démontrent que la majeure partie de la population d'un pays adopte, sans concessions, les points de vue adoptés par les classes dominantes (concernant le port d'arme, la peine de mort, le recours à la torture, le meilleur endroit ou passer ses vacances...).
La majorité peut se tromper, elle a même tendance à ne suivre que les voies toutes tracées, et nous avons donc vu que la démocratie donnait à cette entité incertaine et aux considérations rarement judicieuses, la possibilité de choisir au nom de tous les autres. Ce système injuste et biaisé pourtant, peu nombreux sont ceux qui osent le remettre en cause...

B- La Tyrannie du vote

En effet, la démocratie, d'une certaine manière, se porte bien ; a partir du moment ou les gens rejoignent les urnes, elle prouve qu'elle fonctionne, et qu'elle est acceptée par la population. De fait, cette même population se retrouvent pieds et mains liés, puisqu'en allant voter, elle justifie le système dans son ensemble et affirme qu'elle y participe de son plein gré : elle tue dans l'½uf toute velléité de rébellion qui devient naturellement tout à fait illégitime.
Il est de l'intérêt direct des classes dominantes que les gens votent. Plus les gens appuient le système, plus celui-ci devient intouchable. Or, puisque celui-ci n'a jamais remis en cause les rapports de classes (logique, puisque que la majorité suit généralement les orientations de la classes dominantes et que pour être élu, aucun parti institutionnel ne peut aller contre), il devient l'instrument de légitimation de l'ordre établi. Tout le monde, à l'image des théories d 'Huxley, trouve donc que tout va (presque, quand même) pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il paraît aujourd'hui anormal de s'opposer aux principes démocratiques, et encore plus de prétendre acquérir des droits par des chemins non-démocratiques (violences, lutte, désobeïssance), on en est même venu à penser qu'il vaut toujours mieux défendre un pays démocratique que non-démocratique, juste du fait de leur statut législatif (alors que nous savons que la majorité est aussi arbitraire qu'un despote). Pourtant, tout les grands acquis sociaux se sont fait dans la rues, et jamais grâce aux urnes (ah ! merveilleux défaut de mémoire qui fait croire au français que les congés payés viennent du front populaire...)
Ainsi, cette année, les médias (ainsi que l'éducation, et j'en passe...) ont bien fait leur boulot : convaincre tout le monde que rien n'est plus important que le droit de vote, ostraciser les non-votants (parce que du "mais surtout, votez!" je m'en suis tappé; à la radio, à la télé, dans la presse, et même jusque dans les discussions de boulot; la seule chose honteuse en France, c'est de ne pas voter : votez n'importe quoi, mais votez... supeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer...), et acclamer le taux de participation élevé, alors que celui-ci a seulement vu prendre les gens les moins concernés (ceux qui d'habitude ne votent pas par simple flemme, et non par principe) se bouger le derche alors qu'il n'ont pas de réelle conscience politique (des votes très intéressants pour saluer la vitalité démocratique donc.)
Par sa simple activité, la démocratie se légitime toute seule, tout en maintenant en place toute les structure existantes, scrutins après scrutins... Contrairement aux régimes féodaux ou autres, la population ne semble aucunement en droit de réclamer des compte autrement qu'en modifiant son vote (oh la la les bouleeeeeeees !)


C- L'immobilisme démocratique

En France, pourtant, nous avons encore la possibilité de voter pour un nombre très important de candidats en ce qui concerne l'élection présidentielle. Cette possibilité, techniquement, ne sert à rien, puisque les partis institutionnels, fatalement (il est impossible que la majorité conteste les valeurs dominantes), sont invariablement réélus (des expériences comme le Front Populaire ou le Frente Popular espagnol etaient typiquement institutionnels, malgré le parfum de poésie surannée qui les entoure, puisqu'ils etaient parfaitement rentrés dans le rang de sorte à se faire élire ; d'où les mouvements de grèves en France, et le désir de l'extrême-gauche espagnole de profiter de la guerre pour renverser la République en place). En effet, puisque le système n'est qu'un artifice visant à rendre injustifiable toute forme de contestation, il est inutile de diversifier les choix ; pourquoi n'y a-t-il pas 3 ou 4 candidat au second tour ? tout simplement parce qu'il faut que le vainqueur puisse être élu à la MAJORITE ; cette condition sine qua none qui justifie le système en toute circonstance : 2 candidats par suffrage suffisent donc a supposer la pérennité de la démocratie (cf. USA).
Pourtant, dans les faits, que ces 2 candidats appartiennent a deux partis différents n'est qu'un artifice s'il n'existe que 2 partis. Nous savons que ces 2 « grands candidats » ne sont là que pour assurer la continuité du système (contrairement a ce qu'ils disent toujours, dans toutes les démocraties), et ne divergent donc pas ou peu, sur les questions fondamentales, s'alignant sur le point de vue de la classe dominante, très largement partagé par l 'électorat. Ainsi, ces deux candidats semblables joueraient exactement le même rôle dans un régime de type soviétique : En URSS, on élisait le Secretaire Général au sein du parti, au sein de l'un des courant majoritaire. Il y avait autant de différence entre chacun des principaux candidats, voire souvent plus, qu'entre 2 candidats d'une « démocratie moderne » bi-partiste.
Le Bipartisme est donc une absurdité complète, où alors il n'est même plus raisonnable de parler de « démocratie » lorsque tout les votes vont cautionnent inévitablement la seule grande voie envisagée.

D- La Tyrannie du « Vote Utile »

En France, il est encore possible de voter pour une multitude de partis, même si lors de cette campagne nous avons été gavés comme des oies par ce déni de démocratie appelé « vote utile ». Cette expression suggère que tout les votes ne se valent pas. Déni de démocratie. Cette expression suggère que seuls quelques partis sont censés se partager les votants. Dénis de démocratie. Cette expression suggère aussi souvent que les votes « autres » ne sont pas des votes d'idées mais uniquement des votes de « contestation » ; au déni de démocratie se mêle l'outrecuidance purulente des partis majoritaire (ainsi que des médias relayant cet argumentaire) et leur mépris le plus basique pour l'intégrité intellectuelle et idéologique des votants. Aussi a-t-il fallu enfoncer le clou ;
Pour nous pousser au Vote Utile, le premier argument a été la peur. « Souvenez-vous la dernière fois » (le PS s'est même contenté de soulever la menace Sarko en guise et pour tout programme auprès des gens de gauche, pouvant alors essayer de grignoter a droite coté programme).
Le second argument a été le calcul. Ne votez pas pour vos idées, votez pour les chiffres.
Et surtout, on a prétendu que tout le poids des résultats serait notre responsabilité.
Je serais donc coupable d'une victoire de Le Pen alors que je n'ai pas voté pour lui.
C'est entièrement faux. Dans une élection démocratique, je suis responsable de mon vote, les résultats parlent d'eux-mêmes. Si un fasciste est élu à la tête de l'état, c'est seulement la conséquence normal du processus, et les votants n'en sont aucunement responsable, hormis ceux qui ont votés pour ledit fasciste (qui seraient auquel cas la majorité). Rendre les individus non pas responsable de leur vote mais « coupable du vote qu'ils n'ont pas fait » est de nouveau un déni de démocratie, et encore une fois un mépris total de l'opinion des individus. Il s'agit d'une force coercitive visant, par intimidation, a empêcher les gens de penser en terme d'idée, et de les focaliser sur des chiffres en maintenant un débat stérile. Nous subissons déjà la tyrannie de la majorité, parce que nous sommes déjà censé nous y associer (ce que j'ai déjà contesté), désormais, nous devons non-seulement accepter la victoire –quelle qu'elle soit- de la majorité, mais aussi assumer ENTIEREMENT le vote de TOUT LES INDIVIDUS ayant voté contre nous. Foutaises. Si la tyrannie démocratique espère aller aussi loin, elle peut aller se faire foutre. Je me lave les mains des résultats. Le lavage de cerveaux, pourtant, semble avoir porté ses fruits, la France aux dernière élections, a à la fois voté en masse, mais a aussi laissé tomber tout les « petits candidats » rentrant dans le jeu de celui qui aura les idées les moins divergentes avec la tête et les épaules.
En effet, on peut imaginer que dans une société ou chacun pourrait décider de sa conception politique en se reposant entièrement sur sa réflexion personnelle, il y aurait autant d'avis que d'individus, donc un paysage politique plus échelonné, et des écarts entre les candidats beaucoup plus restreint. Or, le week-end dernier, ces écarts, nets et tranchés, à la fois entre les « gros » candidats, ainsi qu'entre les « gros » et les « petits » témoignaient d'une vulgarité rare via la simplification grotesque des comportements électoraux.
En dernier lieu, je rappelle que, pragmatiquement, le « vote inutile » n'existe pas. Plus un parti amasse d'électeur, plus il a de poids. Je ne parle pas ici en terme de poids dans un gouvernement (ce n'est pas la présence de Buffet ou Voynet dans un gouvernement qui a permis une quelconque influence du PC ou des Verts) mais en terme d'impact idéologique : Le Pen a 18%, ca vous donne une droite qui durcit le ton (Sarkozy a la tête de L'UMP) et une gauche qui lorgne à droite (On choisi la tendance Blairiste dans le parti –merveilleuse Mme Royale-, et on saupoudre de drapeau et de « Marseillaises » dans tout les foyers). En gros avec Besancenot a 18% il y a cinq ans je peut vous dire que les programmes avaient une autre gueule cette année (Pour me marrer j'imagine Borloo pour l'UMP et une gauche qui –Miracle ! – nous parle des vrais problèmes sociaux). En gros lorsque les partis institutionnels doivent étrangler les voix des petits partis grimpants, il leur faut pour cela récupérer leur électorat et orienter leur campagne en fonction ces derniers. Je schématise certes, mais je ne soulignerais jamais a quel point la théorie des votes « utiles / inutiles » et à la fois inexacte et même tout particulièrement dangereuse.

E- Bilans

Au terme de ces réflexions, j'ai choisi de voter pour mes opinions, c'est a dire pour Besancenot. Si je ne crois pas en la démocratie, j'aurais au moins eu le mérite de choisir d'orienter le débat vers les domaines qui m'intéressent, et j'espère qu'un jour le PS aura une vraie opposition a sa gauche.
De plus je regrette aussi que la campagne soviétisante pour le vote (VOTEZZZZZZZZZZZZ) et pour le « vote utile » aient été aussi efficaces, suivies bêtement dans un consensus inénarrable...
Je regrette aussi que l'on signale un grande victoire de la démocratie pour :
-les 10% de l'extrême-droite, puisque Le Pen a raison ; sa victoire n'est pas celle des chiffres mais celle des idées, maintenant elle ne font non pas 10, non pas 20, mais presque 45% dès le premier tour !!! quel bonheur ! Relayées par un "grand parti institutionnel" les thèses de Le Pen sont en route pour la gloire... (j'exagère si peu)
-Le nombre de votants qui n'est que le résultat conjugués de la crainte de la stigmatisation pour les non-votants, et de la méga frousse de 2002 dans laquelle on nous entretient à tout prix.
De plus, j'aurais rêvé que, d'une manière ou d'une autre, les partis institutionnels classiques soient battus. Evidemment, la seule possibilité de victoire passait par Bayrou, un centre droit lui aussi tout ce qu'il y a de plus aligné au classes dominantes idéologiquement parlant, mais qui, du point de vue des parti pris philosophiques que j'exposais ici (repousser le bipartisme, combattre le « vote utile », calmer le mépris dans lequel PS et UMP entretiennent les autres partis et les autres votes, provoquer quelque chose à n'importe quel prix – Picabia aurait aimé-) mais aussi du point de vue pragmatique (avoir a la tête de l'etat un gouvernement faible, et donc sensible aux luttes, d'autant plus en permettant à l'opposition de garder l'étiquettes "de gauche" lorsqu'on sait que de ce point de vue les syndicats deviennent frileux face à des gouvernement dits "de gauche - cf le cas Mitterrand, et pas seulement...), offrait la seule possibilité -ephemère- de mise en difficulté du système (ravi de constater qu'un journaliste d' "Alternative Libertaire" etait d'accord avec moi sur plusieurs de ces points), même si, bien sûr, cela n'aurait eu aucune conséquence sur le long terme, l'UDF ne pouvant tout au plus que remplacer l'un ou l'autre des 2 partis aujourd'hui « majoritaires » en France. A ce vote de mouvement, j'ai préféré un vote beaucoup plus radical, allant plus loin encore dans mes idées et refusant donc tout « acoquinement » avec les idéologies dominantes, sinon le vote, mais qui reste ici cohérent si vous m'avez suivi malgré les aspects poussifs d'un développement trop simplifié. Car pour ce qui est des alternatives a la démocratie, il suffit de se pencher pour essayer d'en chercher ci où là, au gré des lectures, ou tout simplement en réfléchissant par soi-même. La seule vraie voie possible, du reste, est loin d'être conçue, et heureusement. C'est donc une des raisons pour lesquelles malgré toutes mes considérations, et à défaut d'autre chose, je joue quand même le jeu démocratique en essayant de garder le maximum de recul possible (petit être faillible que je suis). Mais des alternatives il en existent des centaines, telles que le vote par assentiment (cliquez aussi sur ce lien-ci pour ceux que ca intéresse vraiment) pour ne citer que le plus célèbre, et bien que beaucoup se tiennent confortablement installé dans la certitude que « on n'a rien trouvé de moins pire » (La Churchill attitude, avec pantoufle et cigare), il y a des gens qui préfèrent réfléchir...

F- Perspectives

Concernant l'approche du second tour, je n'aurais pas voté si Sarkozy n'avait pas été au second tour (et encore je n'aurais pas voté dans un Sarko / Le Pen) mais j'estime toutefois la différence entre les deux candidats trop importante pour ne pas la prendre en compte.
En effet si Ségolène m'insupporte Royalement (comment ca elle est facile ?) Nicolas Sarkozy lui me fait peur ; il semble se croire au dessus de son parti et quelque part, j'ai l'impression qu'il se croit capable de s'en passer, ou tout du moins d'imposer sa loi, le pire étant que c'est peut-être le cas. C'est d'ailleurs ce qui lui donne tant d'assurance et le rends séduisant pour le français moyen (ouais, vous savez, le crypto-bonapartiste qui raisonne en terme de "charisme" et de "crédibilité du chef d'Etat" quand on lui parle "d'idées" et de "conception politique") qui s'accroche toujours autant au mythe de "l'homme fort"(ca doit être les cours d'histoire du CM2 qui le font bander devant un tableau représentant Bonaparte ou le Versailles du Roi-Soleil). Face a cette ambition démesurée et dangereuse, je tremble, et ce n'est pas de froid-...







P.S. : Enfin en attendant, c'est pas interdit de se marrer grâce aux nombreuses vidéos du site officiel de Nico ! ! ! (allez-y et fouinez dans la catégorie NSTV, chaine "Libre Cours"; ils vous restera deux options ; crever de rire ou aller vous pendre sous l'impulsion de la trouille)

Liens utilisés :

http://ceco.polytechnique.fr/GENERALITE/vote.html
http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2006/01/836354.pdf
http://happybeetle.canalblog.com/
http://www.sarkozy.fr/video/?intChannelId=15
http://www.dailymotion.com/video/x1kfg2_sarkonight-part-2

# Posté le vendredi 27 avril 2007 18:56

Modifié le mardi 01 mai 2007 03:58

En France on a pas de pétrole, mais on n'a pas d'idées non plus

En France on a pas de pétrole, mais on n'a pas d'idées non plus
L'expression de la beauferie francaise dans sa vulgarité la plus crasse...

# Posté le lundi 23 avril 2007 03:13

Ils ont voté

Ils ont voté
ILS ONT VOTE

A porter ma vie sur mon dos
J'ai déjà mis soixante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie maman voilà ton fils
Qu'on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin, fils
Et tout le reste je m'en fiche

Ils ont voté... et puis, après?

J'ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m'en revient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d'un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche...
Ils n'ont même plus de cul, les français!

Ils ont voté... et puis, après?

C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés...
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard

Ils ont voté... et puis, après?

Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées

Le jour de gloire est arrivé




Léo Férré

P.S. : Dès que j'aurais le temps, j'expliquerais mon vote (L.C.R., pour les curieux), et mes opinions politiques, qui n'interessent personne... En attendant, un beau moment de poésie vindicative.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 07:07

Gougoule.com

Une petite vidéo incontournable.

Il s'agit de l'une des nombreuses vidéos au milieu des centaines de trucs débile que vous propose

Gougoule.com !!!

qui se veut un site spéculatif sur la connerie en tant que concept ; il s'agit de l'un des indétrônables du genre...

# Posté le mercredi 18 avril 2007 16:57

Bilan 2006

Bilan 2006
Avec plus de 3 mois de retard, mais c'est pas grave, l'heure du bilan de l'année 2006 :

Meilleurs films de l'année :

1-Les Infiltrés (Martin Scorsese, USA)
Dantesque et virtuose ; Scorsese parvient à adapter son cinéma à l'explosivité du scénario coréen.

2-Le vent se lève (Ken Loach, G-B)
Loach revisite son « Land and Feedom », le transpose en Irlande, et l'approfondi. Bouleversant.

3-Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton, USA)
Original, atypique, drôle, cynique... « Little Miss Sunshine » est le réceptacle idéal de tout un tas de qualificatifs galvaudés... Mais c'est brillant.

4-The Host (Joon-Ho Bong, Corée du Sud)
Le cinéma coréen dans toute sa splendeur, mêlant tout les registres avec une habilité déstabilisante dans un kaiju eiga incisif.

5-Le Labyrinthe de Pan (Guillermo Del Toro, Espagne)
Poétique, parfaitement maîtrisé, Guillermo Del Toro signe dans « Le Labyrinthe de Pan » une parabole subtile et touchante.

6-L'Etoile du Soldat (Christophe de Ponfilly, France)
Le film testament de Christophe de Ponfilly (qui s'est suicidé dans la foulée) est un bijou humaniste et intelligent. Sorti en catimini et parallèlement à « Babel », sur le même thème, le métrage explose littéralement en pertinence son vis-à-vis.

7-Le Caïman (Nanni Moretti, Italie)
Mise en abîme du cinéma et de l'Italie Berlusconienne à la fois, un nouveau chef-d'½uvre pour Nanni Moretti.

8-Munich (Steven Spielberg, USA)
Une épopée de sang et de larmes sur fond de vengeance, de rapport à la nation et à la famille, et le tout sous l'½il d'une caméra virtuose...

9-Thank You For Smoking (Jason Reitman, USA)
Cynique et jubilatoire, un premier film original qui adopte le point de vue d'un lobbyiste du tabac et combat le politiquement correct. Ca tape dans tous les sens en parlant cigarette, alcool et armes à feu... Que demande le peuple ?

10-C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallée, Canada)
Sur le credo de l'ado gay qui écoute du glam-rock, « C.R.A.Z.Y. » provoque un enthousiasme non feint. Rafraîchissant.

11- Wolf Creek (Greg McLean, Australie)
Fondamentalement à l'opposé du film précédemment cite, “Wolf Creek” est un monument de sadisme, autant scénique que scénaristique.

12-Good Night, and Good Luck (George Clooney, USA)
Sous une description élégante, travaillée, du MacCarthysme et des résistances de certains milieux, une virulente critique de l'Amérique de Bush et de la servilité des médias.


Toutefois, il y a un certains nombres de films, parmi ceux que je n'ai pas vu, qui semblait avoir le potentiel pour rejoindre ce classement : The Devil's Reject (Rob Zombie), The Fountain(Aronofsky), Les Fils de l'Homme (Alfonso Cuaron), Hostel (Eli Roth), Lord of war ou Borat, etc. etc.


Meilleurs livres lus dans l'année (car je lis trop rarement des auteurs contemporains)

1- American Psycho de Bret Easton Ellis
Noyade programmée d'un yuppie psychopathe dans l'amérique névrosée de la dépersonnalisation des individus. Sex, drugs and psycho-killer : monument du gore et de la virulence, personne n'en ressortira indemne.

2- Prométhée Mal Enchaîné d'André Gide
Approche inédite et vertigineuse autour de la figure prométhéenne, Gide signe un chef-d'½uvre de la littérature française.

3- La Domination Masculine de Pierre Bourdieu
L'essai sociologique de Bourdieu est radicale, directe et fondamentale dans la perspective d'une pensée féministe aujourd'hui.

Meilleurs albums sortis dans l'année:

1- Death By Sexy / Eagles of Death Metal
Yeaaaaaaaaaaah Baby ! It's so rock'n'roll

2- Waterloo To Anywhere / Dirty Pretty Things
Plus efficace que l'effort sorti, l'année précédente, par les Babyshambles de Pete Doherty, les Dirty Pretty Things de l'autre ex-Libertines s'avère, au fur et à mesure de l'écoute de cette album, une vraie perle approchant le calibre des opus du groupe culte susnommé, à une étincelle près. On y trouve notamment des morceaux excellents comme «Last of the smalltown playboys » ou « Bang Bang (You're dead) » et en tout cas, l'ensemble a diantrement la pêche. Comme le dit la chanson : « You fuckin' love it » !

4-Modern Times / Bob Dylan
Certaines des chansons de cette album font tout simplement partie de cette faramineuse quantité de morceaux hors du commun écrits par Bob Dylan. Des pistes comme « Ain't Talkin' » sont tout simplement appelés à rejoindre l'eternité.

Chanson de l'année

Métèque de Joey Starr
Mondino dit que le rock en France, c'est le rap. Quand on entend un morceau pareil, on n'est pas loin de penser la même chose.

# Posté le jeudi 05 avril 2007 04:43

Modifié le jeudi 05 avril 2007 08:25