1- 28 Jours Plus Tard

1- 28 Jours Plus Tard
On nous a habitué (et c'est vrai qu'on a mis la dose dans ce sens là) aux suites merdiques. Aux suites qui vous gâchent le plaisir de revoir un premier épisode, aux suites qui dénaturent l'esprit d'une ½uvre matricielle. Heureusement, c'est pas toujours le cas. Mais généralement, lorsqu'une suite est à la hauteur –voire supérieure- a son prédécesseur, c'est souvent parce qu'elle est générée par le même réalisateur.

Alors avec « 28 semaines plus tard », j'étais plutôt sceptique. Un quasi inconnu venait se faire la main sur une suite du génial « 28 jours plus tard » du non-moins génial Dany Boyle.

Revenons en arrière. Au début des années 2000, Dany Boyle revient où on l'attendait pas avec un film de zombie, genre, inventé en tout point par George Romero en 1968 (voir mon dossier), ayant engendré une poignée d'authentiques chefs d'½uvres mais aussi et surtout une flanquée de bouses innommables.

Le choc est frontal ; les créature de Boyle ne sont pas a proprement parler des zombies, mais des humains vivants contaminés par un virus les rendants fous furieux et les conduisant a s'attaquer a tout les non-contaminés. Contrairement aux morts-vivants « classiques », ils peuvent être tués de manière tout à fait conventionnelle. Ces êtres ne sont ni tout à fait mort ni tout à fait vivant, et transmettent leurs virus par morsure ou par simple contact sanguin (et vu qu'ils crachent du sang, ca va assez vite). Toujours par opposition aux « classiques » du genre, la contamination n'est pas rampante et progressive ; elle est immédiate et virulente. On y perds en suspense, mais on y gagne en chaos.

Mais surtout, le fan est complètement décontenancé par le choix extrême de Boyle ; ses zombies courent, sautent, escaladent ! ! ! On avait l'habitude des vieilles badernes pataudes qui se traînent misérablement ; et voilà soudain que nos zombies sont devenus de véritables athlètes ! Imaginez le choc à l'époque. Depuis qu'on s'est rendus compte que c'etait possible, les films de morts-vivants qui suivront n'hésiteront pas a reprendre a leur compte cette trouvaille de Boyle, en particulier le remake de Dawn of The Dead...

Mais même si de nombreux points éloignent le métrage de Danny Boyle des « vrais » films de Zombie, ils y en a beaucoup plus qui l'en rapproche. Tout d'abord, Boyle inventent des communautés de personnages, tissent entre eux des liens, un rapport relationnel et, a terme, démontre que les rapport entre les personnages ont plus d'incidence sur leur destruction a venir que n'en ont véritablement les Zombies. Petit à petit, Boyle confronte l'individu a ce qu'il est au plus profond de lui-même, une fois débarrassé des contraintes imposées par l'ordre moral et la vie en société; c'est là la nature même des film de morts-vivants depuis Romero ; interroger l'homme sur ce qu'il ferait vraiment dans un monde sans avenir, et quelles sont les limites de son humanité. Les monstres ne sont plus là que pour punir la bêtise humaine. Le réalisateur anglais reprends a ce titre plusieurs détails issus de l'imagerie de Romero. Il dresse donc, comme dans « la Guerre des Mondes » d'H.G. Wells (voir ma critique), le portrait d'une Angleterre dont toutes les valeurs s'estompent petit à petit, l'ancienne société étant lentement dissoute sous les assauts d'une force irrépressible, et la manière de réagir des êtres humains dans cet univers post apocalyptique. Au final, la morale viendra du Major Henry West ; « L'histoire n'est faite que d'hommes tuants d'autres hommes, et ce que je vois ici ce n'est rien d'autres que des hommes tuant d'autres hommes ». Ainsi donc, sans ambiguïté, Danny Boyle nous affirme que l'univers qu'il dépeint n'a finalement rien d'extraordinaire, et que toute société peut être à chaque instant en proie au chaos le plus terrible, et révéler alors la véritable nature de l'âme humaine.

Dans « 28 jours plus tard », celle-ci s'avère d'une noirceur parfois si profonde, que le personnage principal finira par s'identifier aux Zombies, par se transformer sans avoir été contaminé, et par se comporter comme l'un d'entre eux après avoir été dégoûté par le comportement des hommes et avoir donc rejeté sa propre humanité.

Et si le film se clôt sur une note d'optimisme, rien ne sera plus jamais comme avant, l'homme ayant du se confronter au « No Future » absolu et au nihilisme le plus brutal de cette confrontation avec lui-même.

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 06:24

Modifié le mercredi 26 septembre 2007 07:02

Furia Sound Festival Part. 3

Furia Sound Festival Part. 3
Vendredi : Feel Good Hit For The Summer !

14h : Karpatt
Dans le style chanson a texte, dans la mouvance de La Rue Ketanou, Karpatt est un groupe sympa, mais qui réclame un certaine attention si l'on veut vraiment comprendre ce qui est chanté. (6/10)

15h : Jamait
Jamait est l'archétype du chanteur prolo, avec ses textes qui sentent bon la sortie de l'usine, les bistrots du coin de la rue et autres éléments de l'imaginaire collectif. Mais bien plus qu'une attraction pittoresque, Jamait est un putain de chanteur à textes, et là ou ses paroles pourraient facilement passé pour naïves, et surtout parfois pour caricaturales, l'authenticité qui s'en dégage, le choix des mots et le poids du vécu donnent à l'ensemble une force incroyable, qui enterrent par exemple le très décevant exemple de Renaud deux jours avant... Le genre de concert qu'on aimerait voir plus souvent ; on comprends parfaitement les textes, ca vous touche à la tête mais surtout au c½ur, on rit et on s'émeut eu rythme du ton des morceaux, et en ressort sincèrement touché. Sans prétention, mais parfaitement réussi. (8/10)

16h : No One Is Innocent
No One, est-il vraiment encore nécessaire d'en parler ? Depuis des années, le groupe arpente les festivals de France et de Navarre, pour défendre des albums qui, a priori toujours plus décevants sur galette, prennent une toute autre dimension en live, grâce a la conviction des musiciens, a un « son live » beaucoup plus efficace, et surtout grâce au jeu de scène hyperactif de Kemar, le chanteur. Alors comme d'habitude, paroles engagées, fortes, efficaces, refrains en formes de slogan qui font souvent mouche, et une bonne dose de rage pour animer le tout. Concert ultra efficace qui alimente un pogo d'excité dont je fait partie, sans aucun temps mort si l'on excepte la ballade-brulôt du groupe à l'adresse du nouveau président de la république ; « L'Amour de la Haine ». Comme d'habitude, le groupe est parfaitement convaincant, et même si on commence a s'habituer, ca fait toujours plaisir. (8/10)

Passant pendant No One, pas de Tinariwen pour nous. J'apprends par la suite que le groupe est vénéré par Robert Plant... Nous allons par la suite boire des coups à l'extérieur comme le jour précédent, peu motivé par la perspective de revoir les –pitoyables sur une scène- Superbus et ratons aussi Loïc Lantoine et Heavyweight Dub Champion...

18h50 : Sonic Youth
Soyons honnête, je ne connaissais pas un seul des morceaux qu'ont joués Sonic Youth ce soir là. Il faut dire que je maîtrise très mal la –colossale- discographie du groupe. Et pourtant ! Le groupe, dont les membre devraient bientôt friser la cinquantaine d'année, dispense un show parfait, rythmé, efficace. La quasi-integralité des morceaux font mouche, même à la première écoute, et sur scène le membres du combo sont tout sauf transparents. Une bonne claque donc, un plaisir immense a découvrir sur scène ces légendes de l'indie rock. (8/10)

20h00 : Peter Von Poehl
Des morceaux très agréables, qui s'écouteraient bien gentiment allongés dans l'herbe. Ca manque juste un petit peu de pêche, et Peter Von Poehl est beaucoup moins charismatique que je ne le pensais. En fait, on s'emmerde quand même un peu. (6/10)

Je n'essaye pas de traverser le festival pour voir ce que peut donner Fermin Muguruza

20h50 : Queens Of The Stone Age
LE groupe que nous somme venus voir. Que dire ? Le show est puissant, le son excellent, Josh Homme et le batteur Joey Castillo sont toujours aussi monstrueusement impressionant, et l'on regrette toujours autant de ne pas avoir vu le groupe à l'époque de Nick Oliveri. Coté Set List, on remarque surtout l'absence du démentiel « Sick, Sick, Sick » et une version un peu trop conventionnel de « No One Knows » comparativement à la tuerie que nous avais concocté le groupe il y a deux ans pour le festival de Rock en Seine. Le concert est interrompu a deux reprise pour faire monter un huluberlu déguisé en Tigrou (a moins qu'il s'agisse de Tony le Tigre) puis une bande de types bourrés qui ont jeté des bonbons sur le chanteur, qui menace à l'occasion de leur casser la gueule. Dans l'ensemble, le concert est très bon, mais l'on reste pourtant sur notre faim. Ca paraît trop court, d'une part, par rapport à l'étendu du répertoire des QOTSA, et puis ca s'achève sans qu'on ai vraiment atteint les pics de Rock en Seine. Reste les chansons et la puissance qui caractérisent l'un des 3 meilleur groupe du monde à l'heure actuelle. (9/10)
Pour ceux que ca intéresse, j'ai choppé la Set list : Regular John, 3's & 7's, Avon, Do It Again, If Only, Misfit Love, Into The Hollow, Burn The Witch, Make It Wit Chu, Little Sister, Battery Acid, Feel Good Hit For The Summer, The Lost Art Of Keeping A Secret, No One Knows

22h00 : You Say Party ! We Say Die !
Le show de YSP ! WSD ! est une petite déception, le groupe ne déployant jamais l'énergie découverte l'année précédente sur La Route du Rock, mais ne disposant pas non plus d'un son particulièrement convaincant. Reste une formation originale et concernée. (6/10)

Nous aurons préféré aller voir YSP !WSD ! que les célèbres Asian Dub Foundation

22h50 : Groundation
Franchement le type de musique qui me passe au dessus. Je préfère pas mettre de note. Les amateurs apprécient en tout cas. Je ne peut pas en dire grand chose sinon que dans mon souvenir y'avait une reprise de Bob Marley dans le set...

CONCERT DE LA JOURNEE : Queens Of The Stone Age
SURPRISE DE LA JOURNEE : Sonic Youth
PIRE CONCERT DE LA JOURNEE : ...
DECEPTION DE LA JOURNEE : Peter Von Poehl





# Posté le lundi 24 septembre 2007 05:24

Modifié le lundi 24 septembre 2007 11:36

Furia Sound Festival Part. 2

Furia Sound Festival Part. 2
Samedi : Rock is Dead

14h30 : Fingerless

En ouverture ce samedi, Fingerless nous emmène loin des clichés rock. Un petit groupe français sans prétention, sans théâtralité. Quelques compos sympas, mais sans plus. Ca se laisse écouter et ca s'oublie vite. (5/10)

15h10 : Aïwa

Attirés par l'intitulé « groupe rennais », nous rejoignons la scène d'Aïwa, dont l'idée de porter le même nom qu'une marque de chaîne hi-fi n'est pas forcement judicieux. En tout cas on est rapidement déçu par le style musical particulièrement indigeste de ces derniers, et on hesite pas a nous barrer au bout de 2-3 morceaux (on leur aura laissé une chance, hein !) plutôt que d'endurer ca. (3/10)

Nous laissons de coté Deltahead, histoire de ressortir du site pour aller boire des coups dans les bouteilles que nous avons planqués dans les arbres à la sortie du site.

17h00 : Little Barie

Première grosse surprise de la journée, les Little Barrie proposent des morceaux audacieux, réussi et originaux. Des compos sérieusement teinté de blues, avec chanteur a voix éraillé et tout et tout. Un excellent moment, qui plus est inattendu. (8/10)

18h00 : Guitar Wolf

Guitar Wolf, c'est un avis un peu à la carte :

- 3 japonais qui se prennent pour les Ramones. Pitoyable. (0/10)
- Le Japon a 30 ans de retard... et ca le fait grave ! ! ! (10/10)

En toute objectivité, la vérité devrait pouvoir se trouver entre ces deux affirmation. Le moins qu'on puisse dire c'est que Guitar Wolf peut laisser circonspect. Tout vêtus de cuir, portant lunette de soleil, hurlant des « motherfucker » et des « rock'n'roll » a tout bout de champs, chantant dans un anglais approximatif sur 3 pauvres accords plaqués a fond à l'heure, tournant parfois à l'anarchie scénique et musicale frôlant carrément l'inaudible, les prestation du combo japonais sont une sorte de cliché rock le plus caricatural du monde, affirmé et assumé avec la plus grande sincérité qui soit. Le chanteur entre sur scène avec une canette de bière premier prix qu'il se vide dans le gosier tout en l'écrasant et en s'en foutant plein le perfecto, le bassiste arrache ses cordes pendant le concert et joue même débranché a un moment, le batteur s'excite sur ses futs tandis que le chanteurs escalade les murs d'enceintes vacillantes au grand dam des organisateurs qui envisagent même un instant de stopper le concert... L'un des rituels de Guitar Wolf consiste aussi a faire monter sur scène un type du public et de lui faire jouer n'importe quoi en essayant de convaincre le public que le rock'n'roll c'est CA ; fidèles en tout point au « do it yourself » que les Ramones et la mouvance punk qui suivra a érigé en dogme. Ces types sont-ils des bouffons de carnaval ou une nouvelle forme de héros punks ? Difficile à dire, mieux vaut en tout cas se faire son avis soi-même, toujours est-il que si vous détestez les concerts fadasses, vous serez servis.

18h50 : K'Naan
Je m'y prends un peu tard pour parler de ce concert, puisque je n'en ai aucun souvenir... dsl.

19h50 : Les Naast
Attendus au tournant, les Naast sont les petits chouchous pistonnés de Rock'n'Folk. Après l'énorme buzz qui les entourait, puis la déconvenue causée par un album aussi minable que risible « Antichambre », les Naast ont sut se faire haïr d'une bonne partie du public rock français ; look ultra-travaillé, remarques stupides et parfois prétentieuses pendant les interview (« le rock français ca n'existe pas »), et surtout des textes d'une invraisemblable débilité sur des musiques pour le moins communes... Bref, le groupe puant de l'année se pointe, et le challenge est plutôt relevé. La moitié de la foule lui est acquis, l'autre moitié l'insultera tout du long. Objectivement, la seule différence entre ce que je découvre sur scène et ce que je connaissais par avance des Naast est le son. Le son est costaud, efficace, et ca c'est une bonne surprise. Malheureusement, tout leurs efforts seront flingués par leur attitude scénique, si le deuxième guitariste se fait plutôt discret et que le batteur impressionne par son jeu, Gustav, le chanteur, et Clod, le claviériste, prennent des poses et se décridibilise totalement en cherchant a se donner artificiellement du style le tout en chantant des textes d'une vacuité a toute épreuve. Du coup le groupe emballe le concert assez rapidement, limite ses intervention entre les concerts pour ne pas laisser trop d'espace sonore aux insultes, et évite sans mot dire les jets de paille et de terre qui atteignent la scène. Pendant ce temps, le vigiles, qui ont été doublés, s'occupent de la répression avec un zèle un peu inattendu, qui complète, un peu tristement, le coté « traitement de faveur » entourant le groupe. (3/10)

20h30 : Tété

21h30 : TTC
TTC sera une semi déception. Ne connaissant qu'une petite partie du répertoire du groupe, je me rends rapidement compte qu'il m'est impossible de saisir le sens des paroles en les découvrant directement sur scène. Par conséquent, le concert n'est pas passionnant, les rythme sont toujours aussi efficace, mais je ne profite pas pleinement du tout. (5/10)

Pendant TTC, nous ratons Shy Child

22h30 : The Roots
Je commençais a être bien bourré... et puis c'est pas mon style de musique.

Pendant the Roots, nous manquons Griots And Gods, un side-project comprenant le groupe The Young Gods que j'avais vu faire un bide complet en première partie de Noir Désir à Rennes il y a quelques années.

Nous quittons le festival ensuite, n'entendant que de loin les sympathiques mais peu crédibles Tryo, déjà vu à Rennes, et faisant totalement l'impasse sur les inconnus de Bonde Do Role.

CONCERT DE LA JOURNEE : Little Barrie
SURPRISE DE LA JOURNEE : Guitar Wolf
PIRE CONCERT DE LA JOURNEE : Les Naast, evidemment
DECEPTION DE LA JOURNEE : Aïwa

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 09:22

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 10:20

Petit interlude avec le DR SATAN

Depuis bientôt deux mois, je suis saisonnier sur la presqu'île de Quiberon, d'où mon inactivité sur ce blog, c'est pourquoi je vous offre un petit cadeau en attendant de pouvoir poursuivre mes articles...

Juste une petite vidéo pour tout les fans du chef-d'oeuvre de Rob Zombie ; "The Devil's Rejects".
En effet, il s'agit d'une scène coupée où l'on retrouve le Dr Satan, qu'on avait vu dans "The house of 1000 corpses"...
Ca vaut le coup d'oeil, indéniablement

# Posté le mercredi 22 août 2007 07:22

Modifié le mercredi 22 août 2007 07:37

Furia Sound Festival part.1

Furia Sound Festival part.1
FURIA SOUND FESTIVAL

Il n'y aura, malheureusement, pas de « blog des festoches » à proprement parler cette année, mes modestes moyens financier ne me permettant pas de réitérer une tournée des festivals d'été de l'envergure de celle de l'an passé. Toutefois, je me permet d'utiliser quelques lignes pour en décrire au moins un, l'incroyable Furia Sound Festival de Cergy qui vient d'avoir lieu.

En effet, tout breton que nous sommes, face à l'incroyable désintérêt qu'a suscité pour nous la parution des affiches des Vieilles Charrues et des Terre Neuvas de Bobital, nous avons préféré nous exiler vers des contrées plus excitantes, et autant vous dire d'ors et déjà qu'on a pas été déçus du voyage.

Le site est facilement accessible (on parviendra a se garer à peine quelques centaines de mètres plus loin sans aucun souci le samedi), le festival lui même nous paraît étonnamment peu fréquenté malgré une programmation alléchante au plus haut point (Queens of the stone age, Frank Black, Sonic Youth, Joeystarr... rien que ça...) et tout ce confort est encore accentué par un décor magnifique : les lac de Cergy, verdoyants, offrent même à la scène principal un véritable amphithéâtre de verdure du plus bel effet. Bref, un événement qui mériterais une reconnaissance plus importante même si, pour le moment, on est bien content de ne pas s'y bousculer.

Mais rentrons sans perdre plus de temps dans le vif du sujet ; les concerts ! ! !

Vendredi : Franky is Gonna Do Me Good

19h00 : Joeystarr
Nous avons d'ors et déjà loupé les Bellrays, Pleymo et Adrienne Pauly, c'est probablement pas trop grave, le plus important étant que nous tombons directement sur ce bon vieux Joey, qui se place largement à la hauteur de nos attentes ; Il s'impose par une présence physique incroyable, une voix d'une puissance aisément identifiable, et un show assez époustouflant. Joeystarr alterne les morceaux de son dernier album avec ceux du NTM, pour la plus grande joie du public. De plus, il n'hésite pas a tenter de très réussies incursion dans le rock, avec ses rappeurs à casquettes qui envoient franchement la sauce derrière basse, guitare et batterie. Entre les morceaux, et même pendant, le « Boss » harangue la foule, explique ses textes, joue avec le public, et livre au final un concert électrique, efficace et généreux. Du grand art. (8/10)

20h00 : Billy Talent
La boulette qu'on fait dès la première journée du festival, c'est de se barrer avant la fin du concert de l'ex-NTM (même si en ce qui me concerne je revient assez rapidement pour chercher des jetons de boissons) en venant regarder ce que peut bien donner Billy Talent. Difficile d'y répondre, pour faire court, on se figurera un ridicule braillard sans charisme qui est allé chercher ses morceaux dans les poubelles de Green Day... c'est dire. (2/10)

Pendant ce temps, on loupe Shit Disco

21H00 : Renaud
Renaud, il faut l'avouer, on en attendait plus vraiment grand chose. L'idole en prenant de toute façon déjà un sacré coup à l'écoute de ses deux derniers efforts ; « Boucan d'Enfer » et « Rouge Sang ». Je n'avais jamais vu Renaud « en vrai », voilà qui est fait. Coté scène, ca fait quelques années que l'alcoolique notoire revendique de ne plus jouer « Hexagone » (du coup les Têtes Raides on décidé de le faire à sa place) et qu'il préfère le costard à son mythique blouson de cuir. Rien d'étonnant donc a ce qu'après nous avoir envoyé « Marchand de Caillou » et « 500 connards sur la ligne de départ », nous permettant seulement de constater à que sa voix de chiotte ne s'est pas améliorée avec le temps, et que le bougre n'a jamais pris le temps d'apprendre à chanter entre deux verres de pastaga, Renaud attaque fort avec les pires bouses des deux sombres opus précédemment cités, des trucs vachement couillus comme « Manathan-Kaboul » et « Arrêter la Clope » (Mention spéciale pour cette dernière, tout particulièrement à chier) ou encore de purs instant de poésie (écoutez les rimes de « Docteur Renaud / Mister Renard » pour vous en convaincre). Bref, on se dit que plutôt que ce genre de concerts crèves-c½ur, ceux, lamentables, ou le vieux briscard arrive complètement saoul en baragouinant dans ses vapeurs d'anis ont au moins un avantage ; on comprend pas les paroles. (4/10)

22h00 : Frank Black
Franky la baleine par contre, annonce une toute autre couleur. D'ailleurs ca démarre fort, le gros tas s'énerve d'un son médiocre, puis vient balancer des coups de latte sur ses retour pour les rapprocher du pied de micro, le tout en chantant. Il ne tardera pas non plus à se cracher sur la veste involontairement, veste qui ne tardera pas a être evacuée : En effet, Frank Black en concert n'a strictement rien a voir avec celui qu'il etait en tant que leader des Pixies ces deux dernières années lors des concerts des Vieilles Charrues et de Rock en Seine. Non, là il s'agite, se démène dans tout les sens, n'hésite pas a sauter (quitte à faire craquer la scène sous son poids) et nous fait partager une play-list très électrique, reprenant d'ailleurs plusieurs morceaux des deux premiers albums « Teenager of the year » et « Frank Black » (les seuls que je connaisse, avec « Fast Man Raider Man ») ainsi que, a ce qu'on me dit, plusieurs morceaux qui semblent directement issus du prochain album du sieur, qui devrait sortir sous son nom de Pixies (les morceaux ayant en fait été conçus dans la perspective d'un nouvel album des Pixies, malheureusement abandonné), c'est-à-dire Black Francis. L'album quant à lui devrait s'appeler « Blue Finger ». Tout ca pour dire que ca dépote méchamment ; le frontman a laisser tomber la guitare, et le groupe ne joue donc qu'avec une seule guitare en plus de la basse et de la batterie. Les musiciens, et en particulier le guitariste (un type imposant aux cheveux rouge) et le bassiste (un punk à la crête hirsute qui a tourné avec PJ Harvey) sont véritablement excellent et le concert enchaîne des morceaux tous plus géniaux les uns que les autres sans aucun temps mort, au point que malgré un public relativement restreint et a priori plutôt calme, certains pogos se forment de manière parfaitement spontanée en réponse aux décharges soniques qui sortent des amplis. Clou du spectacle, peut-être, le leader se jette au sol (nous faisant le coup de la baleine échouée) ne s'agitant que dans des tressautement qui accompagnent ses cris démentiels pendant quelques minutes avant de se relever pour clore une reprise époustouflante du « Rockafeller Skank » de Fatboy Slim. Lorsque, quelques chansons plus tard, le set se termine, on vient de se prendre une claque magistrale par un définitivement mésestimé génie du rock. (10/10)

En allant a Frank Black, on faisait une croix sur Kill The Vultures

23h30 : Archive
Je regarde Archive de loin, pour un raison très simple : Nous avons vu passer les musiciens de Franky, son guitariste et son bassiste, et les avons suivi au bar. Après leur avoir payé un coup, nous discutons longuement avec eux. Le guitariste, Charles Normal, me rachète le patch de ma veste « A bas toute les armées », en échange d'une pinte, c'est ma seconde de gloire. Pendant près d'une heure je dirais, peut-être plus, nous restons avec eux pour l'un des moments les plus surréalistes du festival. Concernant le groupe d'Electro-Rock qui se démène sur scène, on notera tout d'abord qu'il commence le concert avec près d'une demi-heure de retard. Ensuite, le groupe déroule la plupart de ses classiques, à l'image de son enregistrement live au zénith ; le tout est sans surprise, les morceaux interprétés dans leur version d'origine, sans la moindre improvisation, évidemment. Reste la musique, toujours aussi forte, pour ceux qui aiment le groupe, et sur des morceaux tels que « You Make Me Feel » par exemple, je regrette un tout petit peu de ne pas être dans la fosse pour me prendre le son en pleine face. En conclusion un show quelque peu convenu, même s'il faut reconnaître que mon attention etait, la plupart du temps, plutôt limitée. (6/10)

A cause du retard d'Archive, impossible de voir Cold Cut

00h00 : The Rakes
Nous ne voyons que les derniers morceaux du concert des Rakes, dont l'inévitable « Open Book ». Le son est bien meilleur, et bien plus efficace que lorsque je les avais vu, un an auparavant, au festival de Rock En Seine (les ayant entre temps raté au festival Rock'n'solex), et il y a donc de quoi ravir les fans. Toutefois, le peu que j'en vois ne suffit pas non plus à entraîner un surplus d'enthousiasme pour leur musique, certes sympathique et agréable, mais finalement pas très passionnante pour autant. Par honnêteté, au vu du peu de temps passé devant la scène, je ne met pas de note. (n.n.)

Fatigués, on préfère prendre une navette pour le parking avant la cohue, et on se casse donc avant le début de Cassius, qui allait par ailleurs commencer avec pas mal de retard. Entendu de loin, la veine radicalement electro du concert n'engendre pas vraiment de regret.

CONCERT DE LA JOURNEE : Frank Black
SURPRISE DE LA JOURNEE : Joeystarr
PIRE CONCERT DE LA JOURNEE : Billy Talent
DECEPTION DE LA JOURNEE : Renaud

# Posté le mardi 03 juillet 2007 03:59

Modifié le mardi 03 juillet 2007 08:37