American Portraits Part A : Le Héros (Part C)

AMERICAN PORTRAITS

Part A : Le Héros

C- The Greatest, by Cat Power


Traduction



LE PLUS GRAND.

Un jour j'ai voulu être le plus grand
Aucun souffle, aucune chute d'eau n'auraient pu m'arrêter
Et alors vint le déluge
Et les étoiles dans la nuit se changèrent en poussière

Fais moi fondre
A l'intérieur de cette grande armure noire
Ne laisse aucune trace
De dignité
C'est tout a ton honneur
Rabaisse moi
Devant tout ces minables
Qui guettent
Fait leur de la place
Montre leur l'exemple
Et les immondices de mon lit
Avec lesquelles j'ai dormi
Rabaisse moi
Cloue-moi
Prépare le terrains
Pour la prochaine parade

Un jour j'ai voulu être le plus grand
Deux poings de pierre indestructibles
Et un cerveau qui ne pouvait expliquer
Certains sentiments
Rabaisse-moi
Transperce-moi
Sécurise les terrains
Pour montrer l'exemple
Et les immondices de mon lit
Avec lesquels j'ai dormi
Jusqu'à la prochaine parade

Un jour j'ai voulu être le plus grand
Aucun souffle, aucune chute d'eau n'auraient pu m'arrêter
Et alors vint le déluge
Et les étoiles dans la nuit tombèrent en poussière...
# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:52

American Portraits Part. 1 : Le Héros (Part. B)

AMERICAN PORTRAITS

Part. A : Le Héros

B- Rise And Fall.


En 70, Ali renonce officiellement a son titre, qui revient a Joe Frazier, et remporte parallèlement son procès devant la Cour Suprême des États-Unis, qui lui reconnaît le droit de refuser le service militaire et lui restitue du même coup sa licence de boxe. Le champion peut retourner sur le ring après trois ans d'absence.

Ali affronte des boxeurs de haut niveau en espérant ainsi retrouver en lui-même la capacité de vaincre Frazier en face à face. Le 8 mars 1971 a donc lieu ce que l'on surnomme déjà « Le combat du Siècle » et Ali, qui a rêvé toute sa vie de terminer sa carrière invaincu (comme Marciano) doit finalement s'incliner devant Frazier au terme d'un combat dantesque.

Pour redevenir le héros qu'il etait, Ali se lance dans une série démentielle de combat contre tout les plus grands boxeurs du continent, alors qu'il enchaîne les victoire en attendant de pouvoir à nouveau affronter, et vaincre, Joe Frazier, ce dernier est littéralement balayé en 1973 et en 2 petits round par un nouveau colosse ; George Foreman. Ali n'a plus le choix, il lui faut désormais affronter et battre Frazier ET Foreman. Pourtant, alors que cette nouvelle perspective s'avère déjà diantrement difficile, son mythe s'effondre encore un peu plus lorsque, un mois après la victoire eclatante de Foreman sur Frazier, Ali se fait briser la mâchoire au 2ème round de son match contre Ken Norton ; bien qu'héroïquement, il poursuit le combat jusqu'au 12ème round en niant la douleur, Ali perd la face pour la seconde fois dans sa carrière... Il doit maintenant vaincre, sans faillir, sans le moindre droit à l'erreur, 3 boxeurs pour redorer son mythe. Plus personne ne crois en lui, Ali est fini.

Ali décide d'affronter ses adversaire par ordre croissant ; toujours en 73 il parvient, difficilement, a prendre sa revanche sur Norton. En 74 il bat Frazier avec un peu plus d'aisance, mais il lui reste a détrôner l'insubmersible Foreman, invaincu en 40 rencontres dont 37 victoires par KO. Ce même Foreman a lui aussi affronté les deux seuls hommes a avoir vaincu Ali jusqu'ici : Frazier et Norton. Il les a massacrés.

Le combat tant attendu a lieu le 30 octobre 74. Ayant découvert le point faible de Foreman, Ali encaisse encore et encore les coups de ce dernier pendant tout les rounds, les uns après les autres. Puis au huitième round, Ali contre-attaque. Foreman est fatigué, a bout de force, tout simplement. Il chute, et ne se relèvera pas a temps. Ali vient de remporter la plus grande victoire tactique de sa carrière et d'assener à Foreman sa première et cuisante défaite.

Suite a cette apogée, Ali ne réalisera plus que quelques grands matchs, remportés dans la difficulté, et son panache s'efface donc progressivement, même s'il parvient a conserver son titre jusqu'en 77. Il stoppe sa carrière avant que le déclin ne soit trop fort après une dernière défaite contre Leon Spinks, en 79. Il pense que le titre sera réunifié rapidement mais il se trompe, il faudra Mike Tyson en 1987 pour que ce soit le cas. En 1980, Ali remonte sur le ring une nouvelle fois dans l'espoir d'être le seul boxeur a gagner le titre poids lourds 4 fois, mais il échoue face a son ancien partenaire et ami proche Holmes, et pour la première fois avant la limite. Enfin, Ali tente un dernier match dont tout le monde se fout, et perds une dernière fois dans l'indifférence totale en 1981 contre Berbick.

Dès 1982, soit un an après son dernier combat, on découvre que Mohammed Ali est en fait atteint de la maladie de Parkinson. Se fonctions motrices déclinèrent lentement, et bientôt le héros ne fut plus que l'ombre de lui-même. Anéanti, Ali se fit pourtant remarquer par l'extrême dignité avec laquelle il affronte sa maladie. Après avoir été envoyé pour négocier la libération d'otage au Liban en 1985, il faudra plus de 10 ans avant que le grand public ne redécouvre Mohammed Ali sur les écrans du monde entier, lorsqu'il apparaît a Atlanta, en 1996, pour porter la flamme olympique sur ses derniers mètres. Les images ainsi perçues furent bouleversante pour des milliers de personnes. « Le plus grand » champion de tout les temps n'y est plus qu'un mythe brisé, une icône abattue par la maladie, une sorte de fantôme convoquant les réminiscences d'une gloire passée.
# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:48

American Portraits Part. 1 : Le Héros (part. A)

American Portraits Part. 1 : Le Héros (part. A)
AMERICAN PORTRAITS

Part 1 : Le Héros

A- The Greatest


Cassius Clay, né en 1942, se fait connaître très jeune dans le monde de la boxe en raison de son style si particulier, de ses résultats tout à fait spectaculaire, mais aussi pour sa prétention sans limite. Ainsi, alors qu'il n'a pour ainsi dire encore rien prouvé, il écrit des poèmes prédisant à quelle reprise il mettra ses adversaires KO, et n'hésite pas à fanfaronner qu'il est « Jeune, mignon, et par dessus le marché totalement imbattable », allant même jusqu'à dire qu'il est « Le Plus Grand » ; « I am the greatest »...

En 1963, âgé de 21 ans, Clay commence a devenir célèbre, l'année suivante, il va affronter le champion du monde Sonny Liston. Malgré ses statistiques remarquables (aucune défaite au compteur ; 19 victoire dont 15 KO), personne n'imagine qu'un débutant de son genre peut battre le tenant du titre. Pourtant, à la surprise générale, le jeune boxeur arrogant entre dans la légende de pied ferme en envoyant Liston au tapis.

A la même période, Cassius Clay devient Cassius X, puis Muhammad Ali, et rejoint la Nation de l'Islam. Il devient le sujet d'une lutte d'influence entre le chef de ce dernier mouvement, Elijah Muhammad, et Malcolm X (Rappelons que Malcolm X a quitté la Nation de l'Islam officiellement dès 64 après plusieurs années de points de désaccords). Au final, Ali se détournera de Malcolm X au profit d'Elijah, mais affirmera plus tard de nombreux regrets a ce sujet (Malcolm X est assassiné en 65 par des membres de Nation of Islam), et prendra même ses distances avec la Nation de l'Islam. Toutefois il est devenu au passage une sorte d'ambassadeur officieux de la communauté noire des USA.

De 1964 a 1967, Ali est le champion indétrônable de la catégorie poids lourds. Là où un champion fait traditionnellement 2 combats par an, Ali ira jusqu'à en accomplir 5 pour la seule année 1966, ainsi sont défaits Chuvalo, Cooper, London, Mildenberg, avant d'assener un dernier KO a Cleveland Williams le 10 septembre.

Toutefois, la fédération WBA qui n'apprécie pas les positions politiques d'Ali, prend prétexte de l'illégalité de son combat revanche contre Liston (en 1965, nouvelle victoire d'Ali) pour lui retirer sa ceinture et sacrer Ernie Terrel champion du monde. Le titre est pour la première fois divisé. Ali reste cependant le champion incontesté et conserve sa ceinture WBC avant de récupérer sans difficulté le titre WBA en 67 contre Terrel lui-même. Néanmoins, ses problèmes judiciaires à propos de son incorporation dans l'armée américaine l'empêchent de participer à un autre championnat du monde.

En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience avant de refuser symboliquement en 67 l'incorporation dans un centre de recrutement. Il passe en justice puis est condamné à une amende de 10 000 dollars et à 5 ans d'emprisonnement, perdant aussi au passage sa licence de boxe et son titre. Ali fait appel et ne va pas en prison mais connais de graves difficultés financières.

Ses engagements politiques forts, que ce soit contre le service militaire, son soutien aux droits civiques et à la lutte contre la ségragation raciale, sans oublier ses apparition auprès d'individus de la trempe d'Elijah Muhammad et Malcolm X et son entrée dans l'Islam en font l'un des personnages les plus controversés de son époque.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:44

Bad Kids par The Black Lips

Un petit apercu des Black Lips avec une chanson fort sympatoche aux paroles très évocatrices...

BAD KIDS (traduction) :

Les Sales Gosses.

De sales gosses
Tout mes amis sont de sales gosses
Des gamins sans père
Des gamins comme toi et moi
Les sales gosses ne font pas de hautes études
Ils vivent dehors dans les bas fonds
Des gamins comme toi et moi

En classe
Nous sommes une minorité
Nous n'avons
Aucun respect pour l'autorité
On ne veut pas
Aller avec les autres s'amuser
A vos mères
On chourre tout c'qu'on peut chourrer

N'essayez pas
De nous refiler des pilules
Oh et puis merde allez
Refilez nous toutes les pilules
Pour ne pas pleurer
Quand maman va au tribunal
Parce que papa ne veut pas
Payer la pension alimentaire

Alors tu peut comprendre
Qu'on fait tout cela uniquement
Parce que nous sommes tous des sales gosses

A la maison
Il pique des crises tout le temps
Temps mort
Rien a se mettre sous la dent
On se bourre la gueule
Avec le schnapps de mémé
Se faire chopper
Courir pour fuir les con-dé
Balancer du PQ
Dans les jardins, les parterres
Y'a encore qu'des bulles
Sur mon bulletin scolaire
Fumer des cigarettes
Dans la salle de bain
Et puis tagger des bites
Sur tout les murs du coin

Et puis tagger des bites
Sur tout les murs du coin...
# Posté le samedi 09 février 2008 07:06
Modifié le samedi 09 février 2008 07:28

Les Meilleurs albums rock de 2007

Les Meilleurs albums rock de 2007
Après le classement des meilleurs films que j'ai pu voir, voici celui des meilleurs albums que j'ai eu le loisir d'écouter :

1- The Whites Stripes : Icky Thump Après un « Get Behind me Satan » plutôt décevant, le duo revient avec un album abrasif, renouant avec l'énergie de ses meilleurs albums sans pour autant tomber dans la redite grâce à des morceaux furieusement originaux. Le résultat est une tuerie.

2- The Black Lips : Good Bad Not Evil : Relativement peu connus, les américains de The Black Lips propose un putain de garage rock intemporel. Le genre d'album qui vous rappelle précisément pourquoi vous aimez vous enfermer dans un garage sans chauffage tout l'hiver pour cogner sur des instruments...

3- The Horrors : Strange House :Imaginez les Stooges réalisant des B.O. pour les films d'horreur de la Hammer... Ca vous donne une putain de bombe.

4- Grinderman : Grinderman : Après avoir mené sa carrière solo vers des horizons un peu trop lisse sur ses derniers albums, Nick Cave revient à la tête de Grinderman pour un album tour à tour tribal ou menaçant, ponctué de morceaux immédiatement cultes, et toujours réussi, du grand rock, du vrai.

5- Arcade Fire : Neon Bible : Moins uni que « Funeral », « Neon Bible » est toutefois largement aussi bon que son prédécesseur, notamment grâce à des morceaux aussi traumatisants que « Black wave/Bad Vibrations » ou « My Body is a Cage » pour ne citer qu'eux...

6- Radiohead : In Rainbows : Fidèle à eux même, les Radiohead poursuivent leurs expérimentations electro-rock sans oublier de publier malgré tout un bel album, avec des rythmiques incroyables et quelques morceaux plus habituels.

7- Babyshambles : Shotter' s Nation : Un album qui enterre volontiers « Down In Albion » et rappelle que Doherty est avant tout un excellent compositeur. On peut toutefois espérer que le 3ème album des Babyshambles sera encore meilleur...

8- The Noisettes : What the time, Mister Wolf ? : l'une des très bonnes surprises de l'année, avec des morceaux originaux au service d'un album parfaitement exécuté.

9- Queens of the Stone Age : Era Vulgaris : Pas aussi monstrueux que les derniers album du groupe, on a quand même le droit à quelques morceaux absolument géniaux, pour un album qui dans l'ensemble s'elève tout de même largement au dessus de ce qu'on a l'habitude d'entendre à l'heure actuelle...

10- Black Francis : Blue Finger : Si l'album n'est pas le « nouveau Pixies » qu'on a voulu nous vendre, il n'en reste pas moins un bon album, dans la droite lignée de ce que Franky « la patate hurlante » Black sait si bien faire. A vivre en concert.


Le coup de pub foireux de l'année revient quand à lui à Amy Winehouse et « Back to Black », un album sans grand intérêt qui a pourtant connu les honneurs conjugués des critiques et du public.

Coté des albums qui ont l'air excellents et que je n'ai pas encore eu le temps d'écouter, soulignons les derniers Black Rebel Motorcycle Club, PJ Harvey, The Coral...

Sinon, pour ce qui est de la Hype annuelle, on retiendra particulièrement The Gossip, The Klaxons et Justice...
# Posté le samedi 09 février 2008 05:10
Modifié le mercredi 13 février 2008 05:36